Son premier album, L'Année Du Chien, sorti en octobre 2005, Fabrice l'a désiré comme jamais après avoir goûté pêle-mêle pendant quatre ans, aux joies du R.M.I., aux séances de studios louées la nuit pour restriction budgétaire ou aux saveurs inégalées des sandwiches triangles que l'on peut trouver à profusion dans les stations services de notre beau pays.
Une bien jolie carte postale écrite dans les murs du studio ICP, à Bruxelles, pour se faire connaître. Une bonne excuse également pour aller rencontrer un public aux quatre coins de l'Hexagone, aussi bien dans des clubs d'une poignée de centaines de personnes qu'au Stade Vélodrome de Marseille, devant 60000 spectateurs.
Beau parcours, surtout pour un fan de foot, même lyonnais. Mais le commerce a ses propres lois, impitoyables. Certains auraient sans doute abdiqué. Pas Fabrice. Une déception, certes, pas un échec, loin de là. Pour preuve, les nouveaux morceaux qui ont germé dans la tête de notre homme pour aller fleurir son second album, non sans avoir d'abord travaillé les moutures au studio de l'Hacienda et élagué le tout une nouvelle fois à l'ICP, grâce aux mains expertes de Djoum (Superbus, Indochine, Alain Bashung...).
Dans l'univers du ballon comme dans celui de la musique, on ne change pas une équipe qui gagne. Les plus grands journalistes sportifs l'ont écrit. Mauss a respecté cet adage. Humblement, il s'est entouré des mêmes personnes présentes sur son premier opus, quant aux arrangements et aux instruments, pour construire patiemment une nouvelle livraison digne de ce nom.
Si vous pensez qu'une seule écoute vous donnera les clefs pour capturer l'univers de l'intéressé, vous risquez fort d'aller vers de grandes désillusions